L’Alliance des États du Sahel (AES) franchit une nouvelle étape dans son processus d’intégration. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger s’apprêtent à mettre en place un Parlement confédéral, une institution destinée à renforcer la coopération politique entre les trois États membres.
L’annonce a été faite à l’issue d’une audience accordée ce lundi à Ouagadougou par le président du Burkina Faso, Ibrahim Traoré, qui assure actuellement la présidence tournante de la Confédération de l’AES. Il a reçu les présidents des parlements des trois pays afin d’évoquer les modalités de mise en place de cette nouvelle institution.
À l’issue de la rencontre, le porte-parole de la délégation, le Dr Ousmane Bougouma, a indiqué que la désignation des députés appelés à siéger au sein du Parlement confédéral interviendrait dans les prochains jours. Selon lui, les préparatifs sont suffisamment avancés pour permettre un démarrage rapide des travaux.
Le futur Parlement confédéral s’inspire, dans son fonctionnement, du modèle du Parlement européen. Il aura pour mission d’accompagner les décisions prises par les organes de la Confédération et de contribuer à l’harmonisation des politiques entre les trois États, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’économie et de l’intégration régionale.
Selon les autorités burkinabè, Ibrahim Traoré a donné son accord pour l’organisation rapide de la session inaugurale de cette nouvelle assemblée. Celle-ci constituera une étape importante dans la construction institutionnelle de l’AES, créée en 2023 par le Burkina Faso, le Mali et le Niger.
La mise en place de ce Parlement illustre la volonté des trois pays sahéliens de renforcer leur coopération et de consolider les institutions de leur confédération, alors qu’ils poursuivent leur processus d’intégration en dehors de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.
