Le gouvernement du Burkina Faso a annoncé vendredi la rupture de ses relations diplomatiques avec la France. L'annonce a été faite par le ministre de la Communication, Gilbert Ouédraogo, lors d'une intervention diffusée à la télévision nationale.
Selon les autorités burkinabè, cette décision est motivée par un « manquement aux principes de respect mutuel et de non-ingérence ». Le gouvernement estime que les relations entre les deux pays ne répondaient plus aux exigences de souveraineté et de coopération qu'il juge essentielles.
Cette rupture intervient dans un contexte de profondes mutations des relations entre Ouagadougou et ses partenaires internationaux. Depuis plusieurs années, les autorités de transition burkinabè ont engagé une réorientation de leur politique étrangère et de leurs partenariats en matière de sécurité, marquée notamment par le départ des forces françaises et le renforcement des liens avec d'autres pays.
Les relations entre la France et le Burkina Faso se sont progressivement dégradées sur fond de désaccords concernant la lutte contre le terrorisme, la présence militaire française dans le Sahel et les orientations diplomatiques prises par les autorités burkinabè. Plusieurs accords de coopération avaient déjà été remis en question ces dernières années.
À ce stade, les conséquences concrètes de cette décision sur les relations économiques, consulaires et les échanges entre les deux pays n'ont pas encore été détaillées. Les autorités françaises n'avaient pas immédiatement réagi à cette annonce.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la recomposition des relations diplomatiques au Sahel, où plusieurs États ont entrepris de redéfinir leurs partenariats internationaux au nom de la souveraineté nationale.
