Applaudir, crier, lever le poing : tout ce qui fait l'ordinaire d'une soirée de football a été proscrit pour certains journalistes. Jeudi 15 octobre, lors du match entre l'OM et l'Olympiacos au Vélodrome, la sécurité a demandé aux reporters grecs présents de ne pas célébrer les buts de l'équipe du Pirée, selon BFMTV.
Un contexte « potentiellement électrique »
La consigne s'explique par l'atmosphère entourant cette rencontre de la 2e journée de Ligue Europa. Les relations entre supporters marseillais et grecs sont réputées explosives, en raison notamment de rivalités entre groupes d'ultras. Les jours précédents, les autorités avaient multiplié les décisions contradictoires sur l'accueil des fans grecs. L'Olympiacos avait fini par appeler ses supporters présents à Marseille à quitter la ville et déconseillé aux autres de faire le déplacement, estimant que leur sécurité n'était plus garantie.
Résultat : le parcage visiteur est resté vide. Les supporters marseillais n'ont pas manqué d'adresser quelques provocations à leurs absents, rapporte L'Équipe.
Un but qui fait polémique
Les journalistes grecs ont pourtant eu l'occasion de se retenir. À la 42e minute, Santiago Hezze a repris de la tête un centre de Chiquinho pour inscrire l'unique but de la soirée. Une action qui a suscité une polémique côté marseillais, une faute sur Abdelli étant évoquée avant l'ouverture du score.
L'OM s'enfonce
Sur le terrain, les Marseillais ont dominé les statistiques, avec neuf corners et onze tirs, mais sont restés muets. C'est la sixième défaite en huit matches pour l'équipe de Bruno Genesio, et la deuxième en deux journées de Ligue Europa, après le revers 4-1 contre Besiktas. « Il faut avancer plus vite », a reconnu l'entraîneur après la rencontre, tout en affirmant que son équipe ne méritait pas de perdre.
Pour l'OM, le calendrier européen devient déjà délicat. Reste à voir si la sécurité du Vélodrome aura, elle, des consignes aussi strictes pour les prochains rendez-vous.
