Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a réaffirmé sa vision du dialogue politique, estimant qu'il ne doit en aucun cas être utilisé comme un moyen de pression ou de remise en cause des institutions de la République.
« Le dialogue ne saurait devenir un instrument de pression, de contournement des institutions ou de remise en cause de la volonté du peuple », a déclaré le chef de l'État. Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des appels au dialogue émanant de plusieurs acteurs politiques et sociaux, alors que le pays fait face à des défis sécuritaires, politiques et économiques.
Pour le président congolais, tout processus de concertation doit s'inscrire dans le strict respect de la Constitution et des institutions démocratiquement établies. Il a insisté sur le fait que les mécanismes institutionnels demeurent le cadre légitime pour traiter les différends politiques et préserver la stabilité de l'État.
Cette déclaration intervient alors que les discussions autour d'un éventuel dialogue national continuent d'alimenter le débat public. Plusieurs personnalités politiques et organisations de la société civile plaident pour une concertation inclusive afin de trouver des réponses aux crises que traverse le pays, notamment dans l'est de la RDC.
De leur côté, les autorités réaffirment leur volonté de privilégier les voies institutionnelles tout en restant ouvertes aux initiatives favorisant la paix, la cohésion nationale et la réconciliation, dans le respect de l'ordre constitutionnel.
Les déclarations de Félix Tshisekedi traduisent ainsi la position du pouvoir exécutif, qui entend concilier ouverture au dialogue et préservation du fonctionnement des institutions républicaines.
