La salamandre et le gecko figurent parmi les animaux qui suscitent le plus de craintes injustifiées dans de nombreuses sociétés. En Afrique comme ailleurs, ces reptiles et amphibiens sont parfois associés à des croyances populaires qui leur prêtent une dangerosité extrême, voire mortelle. Pourtant, les connaissances scientifiques actuelles montrent clairement qu’aucun de ces deux animaux ne constitue une menace sérieuse pour l’être humain.
La salamandre, amphibien souvent confondu avec un reptile, est surtout connue pour sa peau capable de sécréter des substances toxiques. Ces toxines servent avant tout de mécanisme de défense contre les prédateurs naturels. Chez l’humain, un simple contact cutané ne provoque généralement aucun effet grave. Les risques se limitent à de possibles irritations en cas de manipulation prolongée ou de contact avec les muqueuses, notamment les yeux ou la bouche, ce qui reste rare dans des conditions normales.
Le gecko, quant à lui, est totalement inoffensif. Présent dans de nombreuses habitations, surtout dans les régions tropicales, il se nourrit principalement d’insectes, contribuant ainsi à réduire la présence de moustiques et d’autres nuisibles. Contrairement à certaines idées reçues, le gecko n’est ni venimeux ni porteur de maladies dangereuses pour l’homme. Les morsures sont exceptionnelles et sans gravité, survenant uniquement lorsque l’animal se sent menacé.
Les peurs associées à ces animaux trouvent souvent leur origine dans des traditions orales, des interprétations culturelles ou des récits transmis de génération en génération. Dans certains contextes, la salamandre est liée au feu ou au poison, tandis que le gecko est parfois perçu comme un animal de mauvais augure. Ces représentations, bien que culturellement ancrées, ne reposent sur aucun fondement scientifique.
Les spécialistes de la faune rappellent que le véritable danger réside moins dans ces animaux que dans la méconnaissance de leur comportement. Comme pour toute espèce sauvage, il est recommandé de ne pas les manipuler inutilement et de respecter leur habitat. Une cohabitation pacifique est non seulement possible, mais bénéfique, notamment dans le cas des geckos qui participent à l’équilibre écologique.
En définitive, ni la salamandre ni le gecko ne peuvent être qualifiés d’animaux « très dangereux » pour les humains. Leur réputation repose davantage sur des mythes que sur des faits avérés, et une meilleure information permettrait de réduire les peurs infondées qui entourent encore ces espèces.
