Pluies diluviennes à Gaza : l’UNRWA demande un accès urgent au matériel de construction
La bande de Gaza, déjà éprouvée par des mois de conflit et de destruction, a été frappée au cours des derniers jours par de fortes précipitations qui ont inondé plusieurs camps de déplacés. Dans une enclave où les infrastructures sont fragilisées et où la majorité des familles vivent sous des tentes ou des abris de fortune, ces intempéries ont aggravé une situation humanitaire déjà critique.
Les pluies ont transformé les ruelles des camps en torrents de boue, submergeant les habitations temporaires et détruisant les quelques biens que les familles déplacées tentaient de protéger. Plusieurs zones du sud de Gaza, où se concentre désormais l’essentiel de la population déplacée, ont été particulièrement touchées. Les enfants, les personnes malades et les personnes âgées figurent parmi les plus vulnérables face à cette dégradation soudaine des conditions de vie.
Face à cette situation, l’UNRWA, l’agence onusienne en charge des réfugiés palestiniens, a lancé un appel pressant pour obtenir l’autorisation d’acheminer du matériel de construction dans l’enclave. L’objectif : consolider les structures d’accueil, améliorer le drainage des eaux et renforcer les installations sanitaires afin d’éviter une crise sanitaire additionnelle. Selon l’agence, l’entrée de ces matériaux est actuellement limitée par les restrictions imposées par l’armée israélienne, qui examine tout acheminement de biens jugés « sensibles ».
L’UNRWA rappelle que les intempéries de saison risquent de se répéter dans les semaines à venir et qu’il est indispensable d’agir avant que les conditions météorologiques ne provoquent de nouvelles destructions ou un surcroît de maladies liées à l’humidité et au manque d’hygiène. Les organisations humanitaires, déjà sous pression, peinent à répondre à la demande avec les moyens disponibles.
Alors que les appels à la communauté internationale se multiplient pour soutenir les efforts d’assistance, les habitants de Gaza doivent une nouvelle fois composer avec une urgence humanitaire rendue plus difficile par les restrictions et l’absence d’infrastructures viables. Pour beaucoup, ces inondations ne sont qu’un rappel supplémentaire de la précarité extrême dans laquelle vivent des centaines de milliers de déplacés.
