Dans le district de Manhica, au sud du Mozambique, un centre d’hébergement temporaire accueille des centaines de personnes déplacées à la suite de violentes inondations. Ces populations ont fui leurs habitations après la montée rapide des eaux, provoquée par de fortes pluies qui ont touché la région ces dernières semaines.
Sur place, les conditions de vie demeurent difficiles. Les abris de fortune offrent une protection limitée contre les intempéries et les besoins essentiels, notamment en nourriture, en eau potable et en soins de santé, restent largement insatisfaits. Les familles déplacées, dont de nombreux enfants et personnes âgées, vivent dans une grande promiscuité, augmentant les risques sanitaires.
L’acheminement de l’aide humanitaire est fortement entravé par l’état des infrastructures. Plusieurs routes menant à Manhica ont été endommagées ou rendues impraticables par les crues, compliquant l’accès des organisations humanitaires et ralentissant la distribution des secours. Les autorités locales reconnaissent que ces difficultés logistiques freinent la réponse d’urgence.
Les inondations ont également affecté les moyens de subsistance des habitants, en particulier l’agriculture, principale source de revenus dans la région. Des champs ont été submergés et des récoltes détruites, faisant craindre une insécurité alimentaire prolongée si la situation perdure.
Face à cette crise, les autorités mozambicaines, avec l’appui de partenaires humanitaires internationaux, tentent de renforcer la prise en charge des sinistrés. Des appels à l’aide ont été lancés afin de mobiliser davantage de ressources et de réhabiliter les axes routiers essentiels à l’acheminement de l’assistance.
Cette situation illustre une fois de plus la vulnérabilité du Mozambique face aux catastrophes climatiques, dans un contexte où la fréquence et l’intensité des événements extrêmes ne cessent d’augmenter, mettant à rude épreuve les capacités de réponse du pays.
