Le gouvernement de la République démocratique du Congo et les Nations unies ont officiellement lancé, à Kinshasa, le plan de réponse humanitaire pour l’année 2026. Cette initiative vise à coordonner l’action humanitaire face aux crises multiples qui affectent le pays, notamment les conflits armés, les déplacements de populations et les catastrophes naturelles.
Selon les autorités et les agences onusiennes, des millions de personnes demeurent en situation de vulnérabilité aiguë à travers le territoire congolais. Les provinces de l’est du pays, en particulier le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et l’Ituri, restent parmi les plus touchées par l’insécurité persistante, tandis que d’autres régions subissent les effets des inondations, des épidémies et de l’insécurité alimentaire.
Le plan de réponse humanitaire 2026 prévoit une assistance multisectorielle, incluant l’accès à la nourriture, à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation d’urgence et à la protection des populations civiles. Il met également l’accent sur le soutien aux personnes déplacées internes et aux communautés hôtes, dont les capacités d’accueil sont fortement sollicitées.
Les représentants des Nations unies ont souligné l’importance d’un financement adéquat pour garantir l’efficacité du plan. Les années précédentes ont été marquées par des déficits budgétaires importants, limitant la portée des interventions humanitaires malgré l’ampleur des besoins sur le terrain.
De son côté, le gouvernement congolais a réaffirmé son engagement à travailler étroitement avec les partenaires humanitaires afin d’améliorer la coordination des actions et de faciliter l’accès aux zones affectées. Les autorités ont également insisté sur la nécessité de lier l’aide d’urgence aux efforts de stabilisation et de développement à plus long terme.
Le lancement de ce plan intervient dans un contexte humanitaire parmi les plus complexes au monde. Les Nations unies rappellent que la RDC figure régulièrement parmi les pays comptant le plus grand nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire, soulignant l’urgence d’une mobilisation internationale durable.
