La tension diplomatique monte entre Pékin et Washington après les récentes déclarations du président américain Donald Trump visant le Nigeria. Le gouvernement chinois a dénoncé, ce lundi, les « fréquentes menaces de sanctions et d’usage de la force militaire » émises par les États-Unis à l’encontre du pays africain.
Dimanche, Donald Trump a demandé à son armée de préparer un plan d’intervention « terrestre ou aérienne » au Nigeria, accusant le gouvernement d’Abuja de « permettre le massacre de chrétiens ». Ces propos ont immédiatement suscité de vives réactions sur la scène internationale, plusieurs pays y voyant une escalade dangereuse.
Lors d’une conférence de presse à Pékin, Mao Ning, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a déclaré que la Chine « s’oppose fermement à toute ingérence dans les affaires intérieures d’un autre pays sous prétexte de religion ou de droits humains ». Elle a rappelé que « le respect de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale est un principe fondamental du droit international ».
Pékin a également exprimé son soutien au Nigeria, qualifiant ce pays de « partenaire stratégique » en Afrique et saluant « ses efforts pour préserver la stabilité et l’unité nationale ». Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de la diplomatie chinoise, souvent critique vis-à-vis de l’usage unilatéral de la force par les États-Unis.
De son côté, le gouvernement nigérian n’a pas encore officiellement réagi à la menace d’intervention américaine. Toutefois, des sources diplomatiques à Abuja évoquent des consultations en cours avec l’Union africaine et les Nations unies afin d’éviter toute escalade militaire.
